En septembre 1909, invité à l'université Clark, à Worcester, Freud ouvre ses conférences par un hommage. Si c'est un mérite d'avoir donné vie à la psychanalyse, dit-il, ce mérite n'est pas le sien : il revient à Josef Breuer, qui soigna une jeune hystérique entre 1880 et 1882, à l'époque où Freud lui-même préparait ses examens. Cinq ans plus tard, « Contribution à l'histoire du mouvement psychanalytique » (1914) s'ouvre sur l'affirmation inverse : « la psychanalyse est ma création ». Des amis, rapporte Freud, lui avaient reproché d'avoir poussé la gratitude trop loin et d'avoir omis de présenter la méthode cathartique de Breuer comme un simple stade préliminaire. Savoir si l'histoire de la psychanalyse commence avec cette méthode ou seulement avec la modification qu'il y a apportée lui paraît, écrit-il, une question indifférente ; il consacre pourtant les pages suivantes à dire en quoi consiste cette modification.

Le cas, lui, n'a pas changé entre ces deux dates. L'observation de « Mademoiselle Anna O. », rédigée par Breuer et placée en tête des histoires de malades des Études sur l'hystérie (1895), rapporte le traitement de Bertha Pappenheim, que Breuer suivit de la fin de 1880 à juin 1882. Pour son déroulement, et pour ce que le récit passe sous silence — le séjour au sanatorium de Kreuzlingen, la guérison qui n'eut pas lieu, la grossesse nerveuse que Freud racontera en 1932 —, nous renvoyons au billet Anna O. : ce que les Études sur l'hystérie disent — et ne disent pas — du cas fondateur de la psychanalyse, sur le site de Regroupement Psychologues Montréal. La question que nous posons ici est autre : si la psychanalyse n'est pas née d'Anna O., que lui doit-elle ?

Nous lirons l'observation à sa date, comme le texte d'un médecin qui ne dispose encore ni de la notion de refoulement ni de celle de transfert, et nous la mesurerons à l'inventaire que Freud dresse lui-même en 1914. Ce qu'il dit avoir ajouté à la méthode cathartique pour en faire la psychanalyse tient en quelques doctrines — le refoulement et la résistance, la sexualité infantile, l'interprétation des rêves — et en deux faits, le transfert et la résistance : toute recherche qui les reconnaît et en fait son point de départ peut, selon lui, porter le nom de psychanalyse. Ce que Breuer apporte forme un terrain ; ces pierres de fondation, il ne les pose pas.

Ce que Breuer apporte

Le premier apport tient en une constatation, que la « Communication préliminaire » avait formulée en 1893 et que l'observation de 1895 déploie symptôme par symptôme : un trouble hystérique cède lorsque la malade en raconte, sous hypnose et avec l'affect qui l'accompagnait, la première occasion. La jeune femme a elle-même nommé ce procédé, en anglais, talking cure, et, par plaisanterie, chimney sweeping, le ramonage. Sur ce point, Freud ne s'est jamais dédit : dans la nécrologie qu'il consacre à Breuer en 1925, c'est à lui qu'il attribue la création de la méthode cathartique.

Le deuxième apport touche à la conduite de la cure plutôt qu'à sa théorie, et il est moins souvent relevé. Breuer constate qu'on ne gagne rien à presser le récit. Lorsqu'il tente de mener sa patiente droit à la première occasion d'un symptôme, elle ne la retrouve pas, et tout ralentit ; mieux vaut la laisser remonter le fil à son rythme, de l'occurrence la plus récente à la plus ancienne. Quand elle confond l'ordre des incidents, elle s'interrompt jusqu'à ce que cet ordre soit rétabli. Les récits du soir, eux, s'amorcent sur un mot qu'une personne de l'entourage laisse tomber, et Breuer apprend à les déclencher par une formule stéréotypée. Le traitement prend enfin une régularité qui ressemble déjà à un cadre : une séance le soir, puis, à partir de décembre 1881, une visite le matin pour repérer sous hypnose les circonstances d'un symptôme et une autre le soir pour les faire raconter en détail. Breuer note que l'humeur de la jeune femme se règle sur l'intervalle qui sépare les récits : aimable le lendemain, plus irritable le surlendemain, détestable le troisième jour.

Le troisième apport tient à l'observation elle-même. Breuer consigne, avec un soin de physiologiste, cent huit occurrences du seul fait de ne pas entendre quelqu'un entrer, avec les personnes, les circonstances et souvent la date. Il relève que chaque symptôme s'aggrave pendant qu'on le raconte, au point qu'il doit écrire pour se faire comprendre lorsque l'on traite la surdité. Freud dira, en 1914, ce qui l'avait d'abord retenu dans ce procédé, par contraste avec la suggestion qu'il avait vu pratiquer par Liébeault et Bernheim : l'investigation sous hypnose travaillait d'elle-même et satisfaisait du même coup la curiosité de savoir, là où le commandement suggestif, monotone et violent, interdisait toute recherche. On peut reconnaître là ce que Freud appellera en 1927 le lien indissoluble, le Junktim, entre guérir et chercher.

Ces observations sont exactes, et la plupart reviendront dans la psychanalyse. Breuer les range toutefois dans une théorie qui ne leur fait pas toute leur place.

Un état plutôt qu'un motif

Le premier manque tient à la cause. La théorie que l'observation illustre est celle des états hypnoïdes. Une impression devient pathogène, selon Breuer, moins par ce qu'elle contient que par l'état dans lequel elle survient : une rêverie, une somnolence, un engourdissement à demi hypnotique, comme ceux où la jeune femme tombait au chevet de son père malade. Faute de liaison associative avec la conscience normale, la représentation née dans cet état demeure dans le psychisme comme un corps étranger, jusqu'à ce que le récit sous hypnose la ramène dans le cours des associations. La conséquence est remarquable : si l'état fait la pathogénie, le contenu peut être insignifiant. Breuer va jusqu'à tenir cette insignifiance pour une garantie, puisque des souvenirs aussi précis et aussi dénués d'intérêt ne sauraient, à ses yeux, avoir été inventés.

En 1914, Freud revient sur ce désaccord. Breuer, écrit-il, inclinait encore vers une théorie pour ainsi dire physiologique ; lui-même soupçonnait partout des tendances et des aspirations analogues à celles de la vie quotidienne, et concevait le clivage psychique comme l'effet d'un processus de repoussement, qu'il appela d'abord défense, puis refoulement. Dans le chapitre sur la psychothérapie de l'hystérie qui clôt les Études, il déclarait déjà n'avoir jamais rencontré d'hystérie hypnoïde authentique. C'est la doctrine du refoulement qu'il désigne en 1914 comme le Grundpfeiler, le pilier de fondation sur lequel repose l'édifice de la psychanalyse.

Or l'observation contient deux scènes où ce n'est plus un état qui cause, mais un motif. La première est celle du mutisme. À la fin de l'hiver 1881, la jeune femme ne peut plus émettre un son pendant deux semaines ; Breuer sait qu'elle s'est sentie blessée par quelque chose et qu'elle a résolu de n'en rien dire, il l'oblige à en parler, et l'inhibition se lève. La seconde est celle de la toux, qui naît le soir où, au chevet de son père, la jeune fille entend une musique de danse chez des voisins, souhaite y être, et se le reproche aussitôt. Un silence résolu, un souhait aussitôt condamné : Freud nommera conflit ce que ces scènes donnent à voir, et défense ce qui l'apaise au prix d'un symptôme. Breuer les rapporte sans en tirer de théorie.

Il en va de même d'une remarque faite en passant. Un jour, le traitement s'arrête parce qu'un souvenir ne vient pas. La jeune femme se rappelait seulement s'être évanouie en entrant chez une parente, à une époque où elle semblait encore bien portante ; elle y retourne, s'y trouve mal de nouveau, et l'hypnose du soir livre enfin la scène : dans le miroir qui faisait face à la porte, elle avait vu, au lieu de son propre visage, celui de son père avec une tête de mort. Breuer en tire une règle : la peur d'un souvenir en gêne le retour, et la patiente ou le médecin doivent alors le forcer à paraître. La force est ici du côté du médecin. Freud la reconnaîtra du côté de la patiente, comme celle-là même qui tient le souvenir à l'écart : c'est la résistance. L'hypnose, ajoute-t-il en 1914, avait pour effet de la masquer ; aussi l'histoire de la psychanalyse proprement dite ne commence-t-elle, du point de vue technique, qu'avec l'abandon de l'hypnose.

Ce que Breuer savait de la sexualité

Le deuxième manque est le plus connu, et c'est Freud qui l'a rendu tel. Dans le portrait qui ouvre l'observation, Breuer écrit que l'élément sexuel était étonnamment peu développé chez sa patiente, qu'elle n'avait jamais été amoureuse, et que cet élément de la vie psychique n'apparaissait jamais dans ses nombreuses hallucinations. En 1914, Freud invite à relire le cas à la lumière de vingt années d'expérience : on comprendra sans peine, assure-t-il, le symbolisme des serpents et du bras, et, en tenant compte de la situation au chevet du père, le sens de ces symptômes. Là où Breuer rapportait le serpent noir de l'hallucination aux reptiles qui avaient sans doute effrayé la jeune fille dans la prairie derrière la maison, Freud lit un symbole. C'est une lecture de 1914, adossée à une théorie que Breuer ne partageait pas ; elle établit surtout que le cas s'y prête.

On aurait tort, pourtant, d'en conclure à la pruderie de Breuer. Dans son chapitre théorique des Études, il écrit que le lit conjugal est, chez les femmes, à l'origine de la plupart des névroses graves. La préface de 1895, qu'il cosigne, regrette que la discrétion médicale interdise de publier les observations où les relations sexuelles et conjugales jouent un rôle étiologique, et tient que la sexualité semble jouer un rôle principal dans la pathogenèse de l'hystérie, comme source de traumatismes psychiques et comme motif de défense. Freud raconte même, en 1914, que Breuer lui avait dit un jour, à propos d'une patiente dont le mari venait de l'aborder dans la rue, qu'il s'agissait toujours de « secrets d'alcôve » ; quand Freud lui rappela plus tard ce propos, Breuer nia l'avoir tenu. Ce qui manque à l'observation n'est donc pas une connaissance de la sexualité, mais son application à ce cas, et surtout ce que Freud n'élaborera qu'entre 1897 et 1905 : une sexualité infantile, qui fait remonter la cause en deçà de l'année de la maladie.

La figure du père, enfin, domine l'observation sans y recevoir ce sens. Presque toutes les scènes d'origine se situent au chevet du malade, entre juillet et novembre 1880, et Breuer les explique par l'angoisse, la fatigue et les veilles. Le rapprochement œdipien que suggère Freud en 1914 suppose une théorie qui n'apparaît qu'en 1897 ; il appartient à l'histoire de la lecture du cas plus qu'au cas lui-même.

Le journal de la mère

Un troisième manque se lit dans la manière dont Breuer établit la vérité de ce qu'il entend. Pendant l'hiver 1881-1882, la jeune femme revit chaque soir, jour pour jour, l'hiver précédent ; Breuer confronte ses récits au carnet intime que sa mère avait tenu en 1881, et en constate l'exactitude. La « Communication préliminaire » précisait que la malade ignorait l'existence de ce journal. Le critère est celui de la correspondance : le récit vaut s'il coïncide avec ce qui a eu lieu, et l'insignifiance de ses détails garantit qu'il n'est pas inventé.

L'observation distingue d'ailleurs trois séries de matériaux à liquider chaque soir : les fantasmes récents, les incidents et les « vexations » de 1881, et les événements de la période d'incubation, de juillet à décembre 1880. Les fantasmes y forment une série parmi d'autres, traitée comme les autres. Cette répartition ne tiendra pas. Lorsqu'en 1897 Freud renonce à sa théorie de la séduction, la question n'est plus seulement de savoir si la scène a eu lieu : les hystériques, écrit-il en 1914, créent de telles scènes dans leurs fantasmes, et la réalité psychique mérite d'être placée à côté de la réalité effective. Le fantasme cesse d'être une catégorie de matériaux ; il devient la trame du symptôme. Le « théâtre privé » où la jeune femme se racontait des contes de fées, et que Breuer tenait pour le terrain des états hypnoïdes, change dès lors de statut.

Lacan déplacera encore la question. Dans le rapport de Rome, en 1953, l'ambiguïté de la révélation hystérique du passé ne tient pas, selon lui, à ce que son contenu vacille entre l'imaginaire et le réel, ni à ce qu'elle soit mensongère : « c'est qu'elle nous présente la naissance de la vérité dans la parole, et que par là nous nous heurtons à la réalité de ce qui n'est ni vrai, ni faux ». Ce que le journal de la mère venait garantir n'est plus l'enjeu. Nous avons commenté ce passage dans notre lecture du premier tiers du rapport de Rome.

Un lien sans nom

Le quatrième manque est celui que Freud a le plus souvent commenté. L'observation décrit, sans le nommer, un lien d'une intensité singulière. Breuer est la seule personne que la jeune femme reconnaisse toujours ; après la mort de son père, elle refuse toute nourriture, sauf celle qu'elle l'autorise à lui faire avaler ; elle ne commence ses récits qu'après s'être assurée de son identité en lui tâtant soigneusement les mains. Pendant des vacances de plusieurs semaines, aucune talking cure n'a lieu : elle refuse de parler devant quiconque, fût-ce devant le « Dr B. », le médecin qui la visitait et auquel elle s'était beaucoup attachée. À son retour, Breuer la trouve dans un triste état et doit lui faire raconter, soir après soir, trois à cinq récits pour liquider ce qui s'était accumulé. Il voit dans l'épisode la preuve la plus évidente de l'action pathogène de ce qui n'avait pas été raconté. On peut y lire aussi que la méthode ne se transmet pas d'un médecin à l'autre : elle passe par une personne.

Freud y verra, en 1914, le prototype de ce qu'on appelle transfert. Pour guérir sa patiente, Breuer s'était servi du rapport suggestif le plus intense ; lorsque, les symptômes levés, de nouveaux signes lui auraient révélé la nature sexuelle de ce transfert, il aurait rompu l'investigation, comme devant un « untoward event » — l'expression est en anglais dans le texte. Freud reconnaît qu'il ne tient pas ce récit d'un aveu de Breuer, mais de recoupements. Le concept s'est construit par étapes, que l'on peut dater : la « fausse connexion » du chapitre de Freud sur la psychothérapie de l'hystérie, en 1895, où une patiente reporte sur le médecin le souhait d'un baiser éprouvé pour un autre ; le post-scriptum de Dora (1905), où les transferts deviennent des rééditions ; les « Observations sur l'amour de transfert » (1915), qui demandent au médecin de reconnaître que cet amour est induit par la situation analytique, et non par les charmes de sa personne. Ce que Breuer ne pouvait se dire tient dans cette dernière proposition : il était pris, à la place qu'il occupait, dans le phénomène qu'il observait.

Lacan a fait de cette scène inaugurale un point de départ. Le Séminaire VIII s'ouvre, le 16 novembre 1960, sur ce rappel : « Au commencement de l'expérience analytique, rappelons-le, fut l'amour. » Le 29 avril 1964, dans le Séminaire XI, il reprend l'épisode de la grossesse nerveuse — dont les historiens contestent qu'il se soit déroulé comme Freud l'a raconté — pour y entendre moins le désir de la patiente que celui de Breuer, et pour poser la question que la scène laissait ouverte, celle du désir de l'analyste. On peut discuter cette lecture ; elle désigne du moins la pierre la plus tardive de l'édifice, la place de celui qui écoute.

Une méthode suspendue à l'hypnose

Le dernier manque est technique, et il tient aux précédents. La méthode de Breuer repose sur l'hypnose, et plus précisément sur l'auto-hypnose spontanée de sa patiente : c'est elle qui tombait chaque soir dans l'état qu'elle appelait, en anglais, clouds, et c'est dans cet état seulement que les souvenirs pathogènes devenaient accessibles. Le récit est en outre orienté : il part d'un symptôme et remonte vers sa première occasion. Freud, qui ne parvint jamais à hypnotiser tous ses malades, passera par la pression de la main sur le front avant de leur demander de dire tout ce qui leur vient, sans choisir. Avec la libre association, le récit se défait de son but : on ne cherche plus l'occasion d'un symptôme, on suit les associations là où elles mènent. L'interprétation des rêves en fut, selon Freud, le premier fruit ; dans l'observation de 1895, il n'est question de rêve qu'en passant.

Ce que nous en retenons

L'observation d'Anna O. apporte à la psychanalyse davantage qu'un récit fondateur. Elle établit qu'un symptôme a une histoire, que cette histoire se reconstitue par la parole, que la parole suit un ordre qui n'est pas celui du médecin, et qu'elle s'adresse à quelqu'un. Elle consigne en outre des faits que sa propre théorie laisse de côté : un silence résolu, un souhait réprouvé, la peur d'un souvenir, un lien qui ne se transmet pas. Freud y trouvera, en relisant le cas, les indices de ce qu'il nommera défense et résistance, sexualité et transfert.

Ce qui manque est d'un autre ordre que ce qui est donné. Breuer explique par un état ce que Freud attribuera à un conflit ; il garantit par l'exactitude ce que Freud fondera sur la réalité psychique ; il décrit un lien dont il ne se pense pas partie prenante. Chacune de ces pierres déplace le centre de gravité de la cure : de l'état dans lequel l'impression s'est produite vers ce que le sujet ne veut pas savoir, et de l'observateur vers celui qui, en écoutant, prend place dans ce qu'il écoute.

Les déclarations successives de Freud s'éclairent dès lors. En 1909, devant un auditoire américain, il pouvait sans doute faire de Breuer le fondateur sans rien céder d'essentiel ; en 1914, au moment des ruptures avec Adler et Jung, il lui importait de dire ce qui n'appartenait qu'à la psychanalyse. Les deux versions se défendent, selon que l'on considère le terrain ou les fondations. Les quatre histoires de malades que Freud signe dans le même volume montrent plusieurs de ces pierres posées une à une, entre 1889 et 1895.

Note sur les éditions

L'observation de Breuer, « Frl. Anna O… », ouvre les histoires de malades des Studien über Hysterie (Leipzig et Vienne, Franz Deuticke, 1895) ; la deuxième édition (1909) porte une nouvelle préface, datée de 1908. En français, on la lit dans la traduction d'Anne Berman, Études sur l'hystérie (PUF, 1956), et dans le deuxième volume des Œuvres complètes (PUF) ; en anglais, au deuxième volume de la Standard Edition (1955). Les déclarations de Freud proviennent des conférences de Worcester (Über Psychoanalyse, 1910), de « Zur Geschichte der psychoanalytischen Bewegung » (Jahrbuch der Psychoanalyse, vol. VI, 1914), de la Selbstdarstellung (1925) et de la nécrologie de Breuer parue la même année ; nous les traduisons. Les documents du sanatorium Bellevue, dont l'histoire de cas rédigée par Breuer en 1882, ont été retrouvés par Henri F. Ellenberger (1972) et publiés par Albrecht Hirschmüller dans Physiologie und Psychoanalyse in Leben und Werk Josef Breuers (Berne, Huber, 1978) ; Mikkel Borch-Jacobsen en a tiré une lecture critique, Souvenirs d'Anna O. Une mystification centenaire (Aubier, 1995). Chez Lacan, le rapport de Rome se lit dans les Écrits (Seuil, 1966) ; les Séminaires VIII, Le transfert, et XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, ont paru au Seuil.